Le château       Les enclaves 


Le château : d'hier à aujourd'hui

 

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Gravure datée de 1840

L'édification du château avoisine l'année 1760 suite à l’acquisition d'une belle maison de campagne par le Seigneur de  Gardères, « Monsieur de DAY », le 12 septembre 1747.

Au début du XIX siècle, le château  appartenait à Pierre-Joseph de DAY, baron de Gardères.

Avocat, Conseiller au Parlement de Navarre, Gouverneur de la ville de Tarbes, il émigra durant la Révolution.

A son retour,  il fut nommé membre du Conseil d'arrondissement de Tarbes et Maire de Gardères (1808-1820). Il mourut en 1828.

 

 

 

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  La pierre tombale du Baron de Day au cimetière de Gardères

Les descendants de cette famille continuèrent  d'occuper le château jusqu'en 1904, date à laquelle ils s'en séparèrent au profit de la famille BACQUÉ.
Joséphine et Bernard BACQUÉ eurent 4 enfants (Jean-Louis, Marie, Julien et Edmond). Ils vécurent des produits de la ferme, du commerce d'épicerie, d'un café.

Dans une pièce attenante au café, le notaire tenait ses permanences.

A la sortie de l'église, les mariés et leurs invités étaient accueillis autour de tables dressées  d'un apéritif de circonstance.

Le parc fut souvent mis à disposition de la population pour diverses manifestations : théâtre, bals champêtres, marchés et foires, etc....

Marie, célibataire, y vécut seule après le décès de ses parents, jusqu'à son départ en maison de retraite en raison de son âge avancé et de problèmes de santé. Dès lors, la demeure resta sans locataire et pratiquement sans entretien pendant une dizaine d'années.

Après 1904, l'année 1995 ouvre une nouvelle page de l'histoire du château.

En 1995, ce bien en indivision étant mis en vente, le nouveau maire, Ginette Curbet, et son conseil municipal attirèrent l’attention du préfet Jean Dussourd, du député Jean-François Calvo, du conseiller général Pierre Châ et de l'architecte des Bâtiments de France Mariano Marcos.
La visite du site et les entretiens qui suivirent, révélèrent l'impossibilité financière pour la commune de l'acquérir et de prendre en charge les travaux de restauration.

Afin que cet édifice ne soit détruit ou ne change de destination, un dossier d'inscription et de protection fut déposé par la mairie auprès de la Direction Régionale des Affaires Culturelles à Toulouse début 1996. Cette démarche garantissait sa sauvegarde et permettait aux futurs propriétaires de bénéficier d'aides publiques pour sa restauration ainsi que des dégrèvements fiscaux.

L'arrêté d'attribution fut pris le 7 Juillet 1997 par le Préfet de Région : depuis cette date, le château de Gardères est  inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

En 1999, la famille BACQUÉ vend enfin ce bien à  Monsieur David LIAGRE qui, avec courage, obstination, et en s'entourant d'un tissu associatif, s'emploie à redonner au château, sa noblesse d'antan.

 

 

 

 

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Le château aujourd'hui

En savoir plus sur www.chateaudegarderes.com

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Scène de bal dans la cour du chateau vers 1920

 

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  Les écoliers de 1964 devant la face sud du chateau

 

 

 

 


 

 

Les enclaves des Hautes-Pyrénées :

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 Le département des Hautes-Pyrénées comporte la particularité administrative de posséder deux petits territoires dans le département voisin des Pyrénées Atlantiques.

  

Ces enclaves, localisées à 20 km de Tarbes et 25 km de Lourdes et Pau,regroupent cinq villages qui totalisent environ 1200 habitants : Gardères et Luquet constituent l'enclave sud  alors que Séron,

Escaunets et Villenave-près-Béarn forment l'enclave nord séparée de sa voisine par un couloir béarnais d'environ 400 m de large.

L'appartenance des cinq paroisses au diocèse de Tarbes a contribué également à faire perdurer l'attachement des habitants à la Bigorre et Bertrand Barère, qui en 1790 avait besoin de territoires pour constituer "son" département des Hautes-Pyrénées, a trouvé là des alliés déterminés.

Ainsi, cette singularité a donc traversé plus de 9 siècles d'histoire et résisté à toutes les tentatives de suppression par les adeptes de la logique administrative.

Sur place, elle a fait naître un sentiment d'identité que les habitants continuent à cultiver et à défendre, à l'heure où les regroupements administratifs sont plutôt d'actualité.

Plusieurs historiens se sont penchés sur cette "anomalie administrative". Ils font remonter au XI e siècle cette survivance d'une division féodale mise en place à la fin du Haut Moyen-âge. Voici ce qu'en dit notamment Guy Cassagnet :

La clé des enclaves est détenue par Thalèze d'Aragon. Unique héritière du vicomté du Montanérès, qui était un territoire de la Bigorre dont faisait partie les cinq communes des enclaves, elle épouse en 1085 le vicomte de Béarn, Gaston IV le Croisé. Dans sa corbeille de mariage, elle apporte le Montanérès avec l'accord du comte de Bigorre qui tient toutefois à conserver la propriété des terres du plateau sur lesquelles se trouvent nos villages des enclaves.

Pour quelles raisons ?

A cette époque la capitale du Béarn est Morlaàs et le comte de Bigorre, disposant d'une tête de pont chez son voisin peut ainsi mieux le surveiller et se prévenir des agressions éventuelles. Sur un plan économique, le comte de Bigorre a pu vouloir conserver la garde de l'espace transhumant, du charbon de bois, des gisements de fer et des carrières d'argile qui faisaient la richesse du plateau.